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Il me reste moi [et c’est bien assez]

Il me reste moi (et c’est bien assez)
Récital poétique pour une comédienne, un musicien et une marionnette
Elles ne sont ni belles, ni désirables, ni maternelles. Leur peau n’est pas douce et leurs cheveux ne sont pas brillants. Elles n’ont rien à montrer. Criminelles, créatures ou vengeresses, ces femmes se racontent au travers de huit portraits. Récits d’une féminité puissante et obscure, où la voix, la danse et la musique forment un oratorio hypnotique et dérangeant.
Ici, on ne tait rien, on ne cache rien des aspects les plus biologiques ou durs de la féminité et de la maternité. On ne juge pas non plus. A la première personne, Stéphanie Slimani raconte seulement. Il ne s’agit pas de dénoncer ou de faire une tribune féministe, mais donner à entendre des histoires universelles. Ces femmes existent. Entendez-les. La musique de Benoît Olive est littéralement entrelacée aux mots de Stéphanie Slimani, glissant le spectateur dans un voyage sombre et sensuel.
La marionnette à taille humaine (créée en collaboration avec Natacha Belova, «Tchaïka»), par sa beauté froide et inanimée, emmène aussi le spectateur au plus près de la fascination pour l’étrange, pour le morbide, telles les belles endormies, ouvertes, offertes exposées dans les musées de cire.
Textes et récit : @stephanie_slimani
Musique : @benoit.olive
Regard extérieur : @oceane_fillion
Marionnette créée en collaboration avec Natacha Belova.
Durée : 1h05